« Elle vous demande tous les deux. »
J’ai entrelacé mes doigts avec ceux de Ben, ce frère que j’ai failli mal juger pour toujours.
On est entrés dans la chambre où Rosie nous attendait avec deux petits paquets dans les bras et un sourire fatigué mais rayonnant.
« Tu l’as protégée. C’est ça qui compte. »
Trois semaines plus tard, mes parents ont démissionné de leur poste d’administrateurs de la fiducie familiale de Rosie.
Notre avocat avait confirmé que cet accord ne résisterait jamais à l’examen du public.
C’est ma tante qui a pris la relève à leur place.
La nouvelle s’est répandue dans la famille plus vite qu’ils ne l’auraient imaginé.
Les invitations ont cessé d’arriver.
On n’acceptait plus aucune excuse.